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La Gueuse I Quand on pendra la gueuse au réverbère Tout l'monde rigol'ra Tout Paris dans'ra. On illumin'ra dans la France entière Et pour les Youpins Ça s'ra cett' fois l'coup du lapin A bas les météques Et les Francs-maçons ! Qu'on les foute à l'eau Dans l'pays des poissons Briand nag'ra Comme il a la manière Et Painl'vé boira ; Son ventre' s'emplira ; On verra sur le dos flotter Doumergue Et les députés S'en aller comme les chiens crevés. II Quand l'Duc de Guis' viendra régner en France, Y'aura plus d'mouchards, Y'aura plus d'fichards, Caillaux, Malvy se tordront dans les transes Et le Merguedou De l'Elysée fil'ra tout doux ! On pend'ra les traîtres 1 .On enverra paître Poincaré, Mill'rand, solennels cornichons. Avec Mark-or iront à Charenton Gustav' « la Victoire » Et Valois « la Foire » ! En portefeuille, on mettra Dubarry, A Giafferi La ferme ! Au saloir, l'gros Téry ! III Les Frèr' Trois-Points de la veuve Publique Gavés et repus, Nous n'en voulons plus ! Tous les coquins vivant de politique Sans trêv' ni procès Rendront leurs comptes aux bons Français ! Vive la Patrie ! Meur' la Maçonnerie ! La gueuse est malade et nous aurons sa peau ! Nous te ferons de dignes funérailles Fille sans entrailles. Pour venger l'drapeau Cam'lots du Roi ; tous présents, tous debout ! La Gueuse à l'égout ! Elle s'y trouv'ra bien à son goût 1 IV Pour balayer les gens d'la République Camelot vas-y Pas besoin de fusil ! C'est des étrangers Ces lascars là, ça s'nettoie à coups d'trique ! Faut les secouer ! Faut pas t'gêner ! A bas la Marianne, La fille à Bismarck La France est à nous, la France de Jeanne d'Arc ! Aux camelots déjà partis en guerre, Tout le monde se joindra Tout le monde y viendra Not' Roi sera le roi des prolétaires, Le Roi des paysans, D'tous les Français, d'tous les brav'gens I | ||||||||||||
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Sur cet air emprunté à l'histoire du Boulangisme M. Magnier, l’avocat, improvisa un jour des couplets virulents qui obtinrent tout de suite grand succès. Par exception à la règle fermant l'entrée du présent recueil aux chansons postérieures à 1910, on a cru devoir donner ici la mise à jour, telle que la chantent les camelots du Roi dans les réunions populaires.